17 mai - La croix, livre de sagesse


La croix est le livre le plus savant qu’on puisse lire. Ceux qui ne connaissent pas ce livre sont dans l’ignorance, même s’ils connaissent tous les autres livres.
Les vrais savants sont seulement ceux qui l’aiment, la consultent, l’approfondissent… Plus on est à son école, plus on veut y rester. Le temps passe et vous ne vous ennuyez pas. On sait tout ce que l’on veut savoir et on ne se lasse jamais de ce qui s’y goûte.

Saint Jean-Marie Vianney
Cit. in PIERRE BLANC, Prier quinze jours avec le Curé d’Ars
Nouvelle Cité 2008, p. 43 et aussi in
ANDRE DUPLEIX, Comme insiste l’amour. Présence du Curé d’Ars
Nouvelle Cité 2010, p. 58

16 mai - Sagesse «trinitaire»


La particularité du chrétien est certainement l’empreinte de la Trinité en toutes les expressions de notre vie tant personnelle que communautaire. (…) Aujourd’hui, nous devrions réapprendre à tout voir à la lumière de la Trinité, (…) nous devrions orienter selon cette compréhension trinitaire les acquisitions de la pensée et de la culture moderne. C’est seulement ainsi que nous pourrons dépasser le dualisme entre foi et vie, entre culture et théologie. (…)
En voyant tout selon la sagesse de la Trinité, on ne peut séparer ces dimensions complémentaires et non alternatives. Ce n’est qu’en pensant d’une manière trinitaire qu’il y a équilibre et qu’il y a dialogue.
Puisque Dieu est un en trois personnes, cela ne peut que se refléter en toute la création; nous devons donc apprendre à toujours voir les choses dans leur réciprocité, apprendre à marcher ensemble, à vivre en unité.

Toni Weber

L’ansia di Toni Weber. “Far casa ai sacerdoti”
Città Nuova, Rome 1994, pp. 39-40

15 mai - Interpréter les temps


Notre vie aujourd’hui est fort accaparée par la continuelle vision du monde extérieur. Les moyens de communication ont tellement grandi, sont tellement agressifs, qu’ils nous occupent, qu’ils nous distraient, qu’ils nous éloignent de nous-mêmes, qu’ils nous vident de notre conscience personnelle.
Faisons attention. Nous pouvons passer de la situation de simples observateurs à celle de critiques, de penseurs, de juges. Cette attitude de connaissance réflexe est de la plus grande importance pour l’esprit moderne, s’il veut demeurer vivant, et pas simplement le reflet des mille impressions dont il est le sujet. Et pour nous, chrétiens, cet acte réflexe est nécessaire, si nous voulons découvrir les «signes des temps», parce que, comme nous l’enseigne le Concile (Gaudium et spes, 4), l’interprétation des «temps», c’est-à-dire de la réalité empirique et historique, qui nous entoure et nous impressionne, doit être faite «à la lumière de l’Évangile».
La découverte des «signes des temps» est un fait de conscience chrétienne, résultat d’une confrontation de la foi avec la vie.
Paul VI

Audience générale
16 avril 1969

14 mai - Étude constante et libérante


Le prêtre doit être agréable, mais sans s’abaisser, doux mais fort, attirer les âmes, mais en posant les limites opportunes, patient discrètement, doux sans exagérer et toujours, toujours prudent.
Ce qui fait beaucoup de tort aux prêtres, c’est le manque d’étude; ils ne doivent jamais mettre de côté l’étude qui permet des approfondissements infinis. Les livres bons et saints sont le salut des prêtres et l’amour pour ces livres les libérera de bien des maux.
À part le fait que les études permettent au prêtre d’être cultivé, compétent et tenu à jour pour pouvoir conseiller convenablement et ne servir que Dieu et les âmes, cette étude constante – je le répète – le libérera d’une infinité de dangers. (…)
Pour consacrer suffisamment de temps aux études, il faut du recueillement, une vertu absolument nécessaire au cœur du prêtre et à sa relation au monde.

Conchita Cabrera de Armida
Sacerdoti di Cristo
Città Nuova, Rome 2008, pp. 190-191

13 mai - Vivre et connaître la Parole


Pour être un guide authentique de la communauté, un véritable administrateur des mystères de Dieu, le prêtre est appelé à être aussi un homme de la Parole de Dieu, un évangélisateur généreux et infatigable. Aujourd’hui, on en voit encore plus l’urgence, devant les tâches immenses de la «nouvelle évangélisation». (...)
C’est une dimension exigeante puisque les hommes contemporains attendent du prêtre: avant la parole «annoncée», la parole «vécue». Le prêtre doit «vivre de la Parole».
Mais en même temps, il s’efforcera d’être préparé intellectuellement pour la connaître à fond et l’annoncer efficacement.
À notre époque caractérisée par un degré élevé de spécialisation dans presque tous les domaines de la vie, la formation intellectuelle est très importante. Elle donne la possibilité d’entreprendre un dialogue intense et constructif avec la pensée contemporaine.

Jean-Paul II
Traduit de l’italien Dono e mistero
Saint Siège
Lettre pour le 50e anniversaire de son ordination