Le Peuple élu de Dieu est donc un (…); commune est la grâce des enfants, commune la vocation à la perfection, unique est le salut, unique l’espérance et indivise la charité. Il n’existe donc pas d’inégalité dans le Christ et dans l’Église. (…)
Même si certains, par la volonté du Christ, sont mis à la tête des autres comme docteurs, dispensateurs des mystères et pasteurs, il existe cependant entre tous une véritable égalité, sur les plans de la dignité et de l’action commune, en ce qui regarde l’édification du Corps du Christ. (…)
Ainsi, dans la diversité, tous rendent témoignage de l’admirable unité qui existe dans le Corps du Christ (…), en sorte que le précepte nouveau de la charité soit accompli par tous. Saint Augustin dit fort bien à ce sujet: «Si ce que je suis pour vous m’effraie, être avec vous me console. Car, pour vous, je suis évêque et, avec vous, je suis chrétien. Le premier titre est celui de la dignité dont je suis revêtu, et le second, celui de la grâce. L’un ne me présente que des dangers, l’autre est pour moi un gage de salut».
Concile Œcuménique Vatican II
Lumen Gentium 32