7 décembre - Pour la famille universelle

L’appel de Jésus implique ici clairement le détachement de la famille naturelle comme condition pour faire partie d’une nouvelle famille surnaturelle. Jésus ne dit pas qu’on ne doit pas aimer son père et sa mère, ni les honorer – pas un iota ou une apostrophe de la Loi ne doit tomber –; mais la vocation implique le détachement total de la famille pour aller annoncer le royaume de Dieu.
C’est ici, me semble-t-il, que nous trouvons le lien implicite et profond entre la vocation sacerdotale et le célibat, parce que le détachement de la famille particulière est implicite dans la vocation à suivre Jésus, pour le bien de la famille universelle.
Ainsi conçu, le célibat n’est pas un renoncement; nous ne pouvons le considérer de manière négative que si nous ne mettons pas clairement en évidence que celui qui est appelé est destiné à devenir en Jésus «père de tous les croyants», à les engendrer comme des frères de toute la famille humaine.

Pasquale Foresi

Problematica d’oggi nella Chiesa
Città Nuova, Rome 1970, pp. 95-96