Les fidèles sont-ils unis dans l’amour, dans la charité du Christ? Si oui, il est sûr que cette paroisse est viable, car là se trouve la véritable Église où le phénomène divino-humain qui continue la présence du Christ parmi nous est surabondant (…).
Oh! Comme ce serait merveilleux si nos paroisses montraient bien ce que doit être la société chrétienne! C’est-à-dire des gens auparavant inconnus, des groupes divers par les coutumes, l’éducation, les origines, l’âge, etc. qui, rassemblés dans une église, se découvrent et se sentent frères. Ils deviennent amis, se donnent la main, ne disent pas de mal de leur prochain. Ils cherchent, au contraire, là où il y a un malade, à l’assister, où il y a un chômeur à l’aider. En un mot, partout où il y a une bonne action à faire en faveur du prochain, ils prennent aussitôt courage et se disent: voilà le Christ qui nous appelle. Souvenez-vous de la parole solennelle du Christ: «Ils vous reconnaîtront vraiment pour mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres»; on témoignera d’une sympathie délibérée plus que vécue, cherchée plus que spontanée, avec cette largesse de cœur et cette capacité d’engendrer le Christ au milieu de nous, qui provient précisément du fait de nous sentir unis en Lui et pour Lui.
Paul VI
A la paroisse S. Maria Consolatrice
Insegnamenti/2, Cité du Vatican 1964, pp. 1072-1073