15 février - Le «centre» commun des prêtres


Un curé qui, maladroitement, ne verrait que sa paroisse, et son activité sacerdotale orientée uniquement vers elle, restreindrait le service qu’il assume dans le presbyterium diocésain; un évêque qui ne vivrait que pour son diocèse et ne se considérerait pas, en même temps, comme évêque de l’Église universelle, diminuerait lui aussi son service.

La relation à l’ensemble plus large requiert sans doute l’obéissance, la soumission à la repraesentatio Christi capitis par l’intermédiaire de celui qui nous est «supérieur». Mais cela ne suffit pas. La compétence du prêtre doit être prise en considération dans sa collaboration avec ceux qui exercent le même ministère. (…) Ainsi seulement il devient clair que le prêtre seul ne prend pas la place de caput Christi, mais reconnaît la relativité de sa propre charge de repraesentatio. Que le Christ agisse dans le prêtre comme caput n’ôte rien du tout à ce que le Christ soit comme caput au-dessus de tout prêtre, mais cela (…) se concrétise si les prêtres ménagent entre eux cet espace dans lequel le Christ apparaît comme leur centre commun.

Klaus Hemmerle

Traduit de l’italien. Tra diocesi e Chiesa universale
Internationale Katholische Zeitschrift 1974, n° 1, p. 29