
Les prêtres ne devraient jamais se résigner à voir les confessionnaux désertés, ni se contenter de constater la désaffection des fidèles pour ce sacrement.
Au temps du Saint Curé d’Ars, en France, la confession n’était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse. Mais il s’est efforcé, de toutes les manières: par la prédication, en cherchant à persuader par ses conseils, à faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la Présence eucharistique. Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l’église, devant le tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l’imiter, s’y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu’ils soient, en même temps, sûrs d’y trouver leur curé, disponible pour l’écoute et le pardon. (…)
On disait alors qu’Ars était devenu «le grand hôpital des âmes».
Benoît XVI
Lettre pour l’indiction de l’Année sacerdotale n°20
16 juin 2009