
Ce qui rend les âmes plus fécondes sur la terre, c’est la souffrance, venue de l’amour infini qui lui donne de la valeur pour le ciel.
Dans le monde des âmes, l’amour est souffrance, et la souffrance est amour. L’amour a sa racine dans la souffrance, non pas parce qu’elle est dans le Père qui est source de tout. Mais l’amour a sa racine dans la souffrance, parce que la souffrance, produit du péché, a été effacée et rachetée par l’amour fécond du Père qui détruit toute scorie, rend sublime tout ce qu’il touche et transforme en amour et en mérite même la souffrance. L’amour s’enracine dans la souffrance puisque la croix est l’autel de la souffrance qui rachète, l’autel de l’amour fécond qui sauve. (…)
Combien de sortes de renoncements un prêtre ne doit-il pas affronter pour accomplir son devoir, pour se sanctifier et sanctifier!
Si [les prêtres] ont conscience que la souffrance attire sur eux la fécondité du Père, avec quel ardent désir embrasseront-ils la Croix.
Conchita Cabrera de Armida
Traduit de l’italien. Sacerdoti di Cristo
Città Nuova, Rome 2008, p. 231