
Pourquoi les pèlerins d’Ars se pressaient-ils, comme un seul cœur et une seule âme, autour de l’autel sur lequel saint Jean-Marie Vianney célébrait l’Eucharistie? Et pourquoi ceux qui assistaient à la messe de Padre Pio à San Giovanni Rotondo étaient-ils fascinés par le mystère qui s’actualisait devant eux, au point de ne plus s’apercevoir du temps qui passait?
Parce qu’ils avaient devant leurs yeux un prêtre tellement identifié à Jésus sur la croix qu’il peut dire, comme saint Paul: «Ce qui manque aux détresses du Christ, je l’achève dans ma chair en faveur de son corps qui est l’Église» (Col 1,24).
En chacune de nos Messes, comme le Curé d’Ars, comme le Padre Pio, nous avons autour de nous le monde entier, avec tous ces lieux où «Dieu pleure», avec tous les péchés et toutes les souffrances de l’humanité. (…) Nous pouvons tout unir à Jésus Crucifié présent là sur l’autel.
Cardinal François-Xavier Van Thuan
Témoins de l’espérance
D’après Nouvelle Cité, 2000, pp. 124-125