Pour rendre la société plus humaine, plus digne de la personne, il faut revaloriser l’amour dans la vie sociale – au niveau politique, économique, culturel –, en en faisant la norme constante et suprême de l’action.
Si la justice est de soi propre à «arbitrer» entre les hommes pour répartir entre eux de manière juste les biens matériels, l’amour au contraire, et seulement lui (et donc aussi cet amour bienveillant que nous appelons «miséricorde»), est capable de rendre l’homme à lui-même ». On ne peut pas régler les rapports humains par la seule mesure de la justice: « Le chrétien le sait: l’amour est la raison qui fait que Dieu entre en relation avec l’homme. Et c’est encore l’amour qu’Il attend comme réponse de l’homme.
L’amour est de ce fait la forme la plus haute et la plus noble de relation des êtres humains entre eux. L’amour devra donc animer tous les secteurs de la vie humaine et s’étendre également à l’ordre international. Seule une humanité dans laquelle règne la «civilisation de l’amour» pourra jouir d’une paix authentique et durable.
Compendium de la doctrine sociale de l’Église,
n° 582