12 janvier - Si on mettait le feu dans une ville

Si on mettait le feu en divers points d’une ville, même un simple petit foyer, mais qui résiste à tous les assauts, bientôt la ville entière serait en flammes. Si le feu que Jésus a apporté sur terre prenait en divers points d’une ville et si, avec le concours de ses habitants, ce feu résistait à l’indifférence du monde, en peu de temps, la ville serait embrasée de l’amour de Dieu.
Le feu que Jésus a apporté sur terre, c’est Dieu lui-même. Il est charité: un amour qui unit non seulement à Dieu, mais aussi les uns aux autres.
Car ce feu divin signifie que Dieu triomphe continuellement parmi ceux qui se sont donnés à lui et, par là, sont unis entre eux.
Lorsque deux ou trois, unis au nom du Christ, sans crainte ni respect humain, se révèlent leur désir de l’amour de Dieu, lorsqu’ils font de l’unité entre eux, dans le Christ, leur idéal, ils représentent une puissance d’action divine dans le monde.
Or, dans toutes les villes, de telles personnes peuvent se rencontrer. Dans les familles: mari et femme, fils et père, belle-fille et belle-mère. Dans les paroisses, les associations, les groupes, les écoles, les bureaux – partout.

Chiara Lubich

Pensée et spiritualité
Nouvelle Cité, 2003, p. 153