7 janvier - Cellules vivantes

Si tu regardes autour de toi, dans certaines villes où tu passes, tu taxerais d’utopie le testament de Jésus, si tu ne pensais pas à lui qui a pourtant connu un monde semblable à celui-ci et, au point culminant de sa vie, a paru englouti lui-même, vaincu par le mal! (...).

Il voyait le monde tel que nous le voyons, mais il ne doutait pas. (…) Il contemplait, la nuit, le Ciel au-dessus de lui ainsi que le Ciel en lui, et il priait la Trinité qui est l’être véritable, le tout concret, tandis qu’au dehors cheminait le néant qui passe.

Nous aussi, il faut faire comme lui (…). Alors, tu constateras que, à travers tes pupilles, porte ouverte de l’âme, c’est le Christ qui, en toi, regarde et voit encore des aveugles à qui rendre la vue, des muets à faire parler, des estropiés à faire marcher. Aveugles à la présence de Dieu en eux et autour d’eux, (…) estropiés paralysés, ignorant la volonté divine qui, du fond du cœur, les incite au mouvement éternel qu’est l’amour éternel (…).

Tu vois et tu découvres (…) ce qui est vraiment toi-même, le Christ, la réalité véritable de ton être et, en le retrouvant, tu t’unis à lui en ton frère. (…) Ainsi tu composes une cellule du Corps du Christ, une cellule vivante, focolare de Dieu, qui possède le feu et le communique aux autres avec la lumière.

Chiara Lubich

D’après Pensée et spiritualité
Nouvelle Cité, 2003, pp. 237-238