8 janvier - Élargir le cercle

C’est toujours moi qui dois faire le premier pas (…): vivre de telle sorte que les autres trouvent en moi le Christ, son amour, et qu’ils en restent attirés. Je dois approcher les autres d’une manière telle qu’ils s’aperçoivent que je ne les connais pas selon la chair (cf. 2 Co 5,16), que je ne cherche pas mon propre intérêt, ni une aide ou un compliment, que je ne me laisse pas guider par la sympathie ou l’antipathie, mais que je les accueille comme le Seigneur lui-même.

Les autres doivent percevoir que je vis de Jésus, que je suis davantage sa voix, plutôt que mes idées ou l’opinion des autres. Ils verront que ma vie se fonde sur sa Parole, sur ses sacrements, que je l’écoute en ce qu’il veut me dire à travers ses témoins et les envoyés de l’Église. Et, surtout, que je le cherche là où il m’a aimé le plus, c’est-à-dire dans les difficultés, dans les ténèbres qui sont pour moi le «sacrement» de son abandon sur la croix, de sa mort.

Tôt ou tard (…), je rencontrerai des gens qui adhèrent à cette façon de vivre (…) et ce sont des personnes que nous n’avons pas choisies. Le cercle s’élargit et de nouvelles cellules de personnes réunies au nom de Jésus se forment.

Klaus Hemmerle
Traduit de l’italien à partir de Der Himmel ist zwischen uns
Neue Stadt, Munich 1978/2, pp. 64-65