
Au contact des peuples et des cultures de l’Asie, j’ai compris, petit à petit, qu’il n’y a que la vie qui soit importante, c’est-à-dire communiquer la vie; non pas tant faire des discours. Je sentais l’exigence de «mélanger» certaines idées, certaines réflexions, avec l’expérience. (…)
Nous étions une petite semence, nous étions peu nombreux, mais notre engagement de chaque jour était de nous dire: «Nous sommes ici pour faire en sorte que Jésus vive entre nous.» L’unique motif de rester ensemble, (…) pour commencer et recommencer à vivre la Parole, à partager nos expériences, à nous rendre service, c’était de rendre possible cette présence de Jésus, du Ressuscité au milieu de nous. (…)
En voyant la richesse de ces peuples et de leurs cultures religieuses, je me suis dit: (…) les théories ne suffisent pas, les philosophies ne suffisent pas, et même beaucoup d’aspects culturels ne suffisent pas, si nous ne sommes pas capables, en tant que chrétiens, d’offrir la présence du Ressuscité au milieu de nous. (…)
Je suis convaincu que nous devons revenir à l’essentiel et redécouvrir que si, au début du christianisme, le kérygme était Jésus ressuscité, aujourd’hui encore il ne peut y avoir d’autre kérygme, d’autre annonce, que le Ressuscité.
Toni Weber
Traduit de Al servizio del Vangelo in Asia
Gen’s 28 (1988), pp. 50-51